C’est le vignoble dont certains pieds sont parmi les plus âgés de France. En plein cœur du Béarn, à flanc de coteaux, face à la chaîne des Pyrénées, ce petit vignoble « blanc » a gagné sa notoriété grâce à la cuisine étoilée des chefs.
Pouvoir aromatique
Les cépages gros et petits mansengs apportent au Jurançon sec ou moelleux une palette aromatique large et puissante (fleur d’acacia, ananas ou citron). Grâce aux sols variés à la fois siliceux, argilo-calcaires ou contenant le fameux poudingue, les deux AOC sont dotées d’une structure vive et fraîche malgré une vendange tardive.
Des vendanges tardives
Pour le sec, les vendanges ont lieu en octobre. Pour le moelleux, d’octobre à décembre ! Les raisins sont alors cueillis « passerillés ». Le soleil et le vent chaud de l’automne, le foehn, déshydratent les grappes sur le cep. Cette maturité libère un nectar. Les plus concentrés sont racés (élevés en barrique), amples et nerveux. Ils s’apprécient entre 5 et 20 ans d’âge.
De l’apéritif au dessert
Servis entre 10 °C et 12 °C, les moelleux se marient au foie gras, à la blanquette de veau, au fromage de brebis. Même température pour les
secs avec des coquillages, des poissons grillés, de la charcuterie régionale,
des rillettes de canard. Les « vieilles vignes » (moelleux) s’apprécient avec
des poissons de mer, des viandes crémées aux champignons. On les aura
aérés préalablement en carafe.