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Patrick Gauthier 
   
SES RECETTES

- PLATS (POISSON) : Filet de sandre à l’Irancy, étuvée de blancs de poireaux
- DESSERTS : Financiers et glace au pain d’épices
- ENTRÉES : Fricassée d’escargots au jus de persil, rutabagas confits
- ENTRÉES : Gougères bourguignonnes avec une salade de cresson au citron
- PLATS (LEGUMES) : Gratin de chaource aux belles de Fontenay

SES ADRESSES

- Restaurants : La Madeleine

SON PORTRAIT


Amoureux de son terroir bourguignon, Patrick Gauthier est l’un des premiers chefs à avoir succombé à l’appel du Japon. A Sens, dans sa ville natale, il possède trois maisons, La Madeleine, un gastronomique étoilé, le Crieur de vins, un bistrot de terroir et Miyabi, le dernier né, un petit coin de Japon en pleine Bourgogne.
- Patrick Gauthier, Cuisinier zen

Votre dernier coup de fourchette ?
Il y a quelques jours à Osaka, au Japon, chez Nakamura.

Votre madeleine de Proust ?
Un coq au vin.

La boisson qui vous rend meilleur ?
Le Chablis.

Le premier plat que vous avez réalisé ?
C’était au tout début de mon apprentissage, j’avais à peine 16 ans, et il s’agissait d’un loup en croute façon Bocuse.

Qu’est-ce qui vous met l’eau à la bouche ?
Sur un marché, que ce soit à Rungis ou sur mes petits marchés locaux de Bourgogne, tout me met l’eau à la bouche. Sinon, les odeurs de plats traditionnels, celle d’une blanquette par exemple.

Votre ingrédient fétiche ?
La pomme de terre. J’adore. L’association pomme de terre/homard, pomme de terre/sole. Au japon, j’ai pu déguster des pommes de terre au thé. Le cuisinier met quelques feuilles dans l’eau de cuisson des pommes de terre qui prennent ainsi délicatement le parfum du thé.

Quelle est votre principale qualité ? Et votre plus gros défaut ?
Ma curiosité insatiable est une qualité, je suppose. Pour le défaut, je dirais mon côté brut, nature, un peu excessif.

Le plat que vous auriez aimé inventer ?
Tout simplement la purée de pomme de terre. C’est magnifique.

Votre gourmandise inavouable ?
Les bonbons gélatineux en forme de nounours.

Votre recette de vie ?
Le travail et l’amitié avec mes équipes, ma brigade.

Si vous n’aviez pas été chef, quel métier auriez-vous aimé exercer ?
Pas trop loin de la cuisine j’espère... En y réfléchissant, je dois dire que j’ai un certain attrait pour l’architecture. Au Japon, certains immeubles ne cessent de m’étonner.

Votre péché mignon ?
Des huîtres.

Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ?
Composer de la musique.

Votre saison préférée ?
L’automne est une saison pleine de magie.

Une escapade qui vous fait rêver ?
Le Japon. Plus de vingt ans après mon premier voyage là-bas, ce pays continue de me fasciner.

Si vous étiez un plat ?
Un coq au vin. Ça me ressemble assez.

Vos adresses secrètes ?
Mon boucher - qui est aussi celui de beaucoup de chefs - à Sens, le formidable Jean Denaux. Pierre Hermé pour son célèbre Ispahan et beaucoup d’autres artisans fabuleux qui nous permettent d’exercer notre passion.

Propos recueillis par Orianne Nouailhac

Moment fort

1961 : Naissance à Sens
1977-1979 : Apprentissage à Sens
1987 & 1989 : Naissance de ses deux fils, Alexandre et Sébastien
1990 : Ouverture de « La Madeleine », à Sens
1994 : Ouverture du « Crieur de vins » à Sens
1995 : Ouverture du « Crieur de vins » à Nagano, au Japon
1999 : 1ère étoile Michelin pour le restaurant « La Madeleine »
2003 : 2ème étoile Michelin pour « La Madeleine »
2008 : Ouverture du restaurant japonais « Miyabi », à Sens
 
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