De ses débuts à
Bordeaux, dans le
petit restaurant de
ses parents, à son retour
au pays en 1995, que de
chemin parcouru ! À l’âge
de quatorze ans, c’est son
professeur de sport qui le
dissuade de s’engager
dans la voie du ballon
ovale en lui révélant que
la vie professionnelle y est
courte. « Raisonnablement,
je suis donc parti à l’école
hôtelière, mais j’ai quand
même eu la chance de
pouvoir mener un temps
mes deux activités. »
Une vie à cent
à l’heure
Été 1988 : après un Tour de
France chez Firmin
Arambide à Saint-Jean-
Pied-de-Port, Jean Bardet
à Tours, et Jacques Chibois
au Gray d’Albion à Cannes,
Philippe Etchebest se
décide à « monter » à la
capitale chez Jean-Marie
Meulien, un autre grand
nom qui aura une
influence majeure. Son
ascension se voit confirmée
en 1992 lorsqu’il
devient second de cuisine
auprès de Dominique
Toulousy à Toulouse.
Après un sérieux accident
de moto en 1995, l’opportunité
de retourner au
pays se présente à l’hôtel
château Grand Barrail de
Saint-Émilion : « Ça a été
dur pendant deux ans,
mais je me suis accroché
et y ai eu mon titre de
Meilleur Ouvrier de France.
En 2001, j’ai décidé de
changer en m’installant
avec mon épouse
Dominique au Château
des Reynats à Périgueux.
Une belle expérience
jusqu’à mon entrée à
l’Hostellerie de Plaisance
à Saint-Émilion. »
Le produit, rien
que le produit !
« Je vais au marché à
Libourne tous les matins
et c’est ça qui m’inspire… »
Et il faut goûter son oeuf
poché basse température,
accompagné d’une brunoise
d’asperges, crumble
de parmesan, oeufs de
poissons volants pour y
croire !
Le chef le confesse :
« Il faut que ça vienne vite.
J’ai une petite tête, mais
s’il y a quelque chose que
j’ai, c’est bien la mémoire
du goût. »
Ses projets ? Faire de
mieux en mieux ! « Ça fait
trois ans que je suis
nommé comme espoir
deux étoiles Michelin. Je
crois que je touche au but,
car je sais qu’on peut
encore mieux faire ! »