Votre madeleine de Proust ?
Les escargots de ma grand-mère maternelle que l’on dégustait à chaque fête des mères, c’était devenu une tradition. Une fois ramassés, elle les préparait et les accommodait avec un beurre enrichi de mie de pain, d’une pointe de moutarde et d’un trait de pastis.
Votre boisson favorite ?
Le cidre que mon grand-père confectionnait en Picardie.
Votre ingrédient fétiche ?
Le cochon, j’adore le travailler depuis mon passage chez Mr Parra à Urt.
Votre péché mignon ?
La crème brûlée à la pistache et particulièrement celle de Martial Enguehard, à l’époque où il était chef au Sofitel.
Le plat que vous auriez aimé inventer ?
Le feuilletage qui est né d’un accident. J’aime l’idée d’une bêtise constructive, j’aurais aussi pu citer la Bêtise de Cambrai !
Votre recette du dimanche soir ?
La pizza aux champignons mais sans tomates ! Une pâte à pain recouverte de fromage blanc, d’oignons et de champignons sauvages ramassés l’après-midi en forêt. Une recette conviviale à mi chemin entre la Flammenküche alsacienne et la pizza.
Votre gourmandise inavouable ?
Les oursons en guimauve enrobés de chocolat mais aussi les fraises tagada.
Un restaurant où vous aimez aller dîner ?
La Vieille Tour à Sélestat, la table d’un ami version Winstub moderne où les classiques côtoient les plats du jour inspirés du marché. Je m’y rends souvent en famille.
Si vous n’aviez pas été chef, quel métier auriez-vous aimé exercer ?
Paysan comme mes parents ou encore berger, en tout cas un métier proche de la terre.
Le don de la nature que vous auriez aimé avoir ?
Savoir dessiner comme Mr Jean Pierre (Haeberlin).
Votre couleur préférée ?
Le vert car j’ai toujours été fan de l’A.S. Saint Etienne ! C’est aussi la couleur de la nature.
Votre saison préférée ?
L’automne pour ses étés indiens et pour un cuisinier c’est un grenier merveilleux : champignons, gibiers, derniers fruits d’été etc.
Qu’emporteriez-vous sur une île déserte ?
Une barque pour pouvoir quitter l’île, je n’aime pas la solitude !
Si vous étiez un plat ?
Un pot-au-feu, un plat généreux et équilibré.
Vos adresses secrètes ?
L’Etang du Moulin à Bonnetage chez Jacques Barnachon dans le Haut-Doubs près de Morteau. Un gîte plein de charme niché au bord d’un étang.
La ferme « Les Oiseaux Rares » à Wintzfelden, un couple de passionnés cultivent un jardin biologique et concoctent entre autres un sirop de foin et une gelée de foin extraordinaires.
La ferme auberge du Strohberg à Petit Ballon pour le menu marcaire et leur fromage blanc au kirsch.