Votre dernier coup de fourchette ?
Un plat de spaghetti à L’Atelier de Joël Robuchon, comme presque tous les jours !
Qu’est-ce qui vous met à l’eau à la bouche ?
Tous les plats de mon enfance, mijotés avec amour par ma rand-mère. Je pense en particulier à sa gibelotte de lapin ou à son boeuf bourguignon.
La boisson qui vous rend meilleur ?
Le café, tous les jours, toute la journée.
Votre péché mignon ?
La confiture de myrtille. J’en raffole.
Si vous étiez un plat ?
Une salade avec plein de petits légumes archi frais, des croutons et une délicieuse huile d’olive pour marier le tout.
Le premier plat que vous avez réalisé ?
J’avais cinq ans, ma mère était au lit, malade. Je voulais lui faire plaisir et j’avais décidé de lui concocter un gâteau. Evidemment, à cinq ans, c’était un peu compliqué. Donc je lui ai fabriqué une biscotte au chocolat : j’ai pris une biscotte, posé dessus de la sauce chocolat.
Votre ingrédient fétiche ?
L’huile d’olive. Une invention de génie.
Si vous voulez séduire quelqu’un, que lui préparez-vous à dîner ?
Il faudrait demander cela à ma femme ! Je crois que je lui préparerais des spaghettis aux truffes. Mes enfants, eux, ne jurent que par mes travers de porc caramélisés.
Dans votre cuisine,à la maison, il y a toujours ?
Des pâtes, de la très bonne huile d’olive et de très bons poivres.
Qu’est-ce qui vous rend soupe au lait ?
L’intolérance, la méchanceté humaine. Ca me déprime.
Le plat que vous auriez aimé inventer ?
Ce n’est pas un plat mais un ingrédient indispensable : le beurre. J’aurais aimé inventer le beurre...
Votre gourmandise inavouable ?
Oh là, vous me faites révéler des secrets très inavouables mais je vais vous le dire : des tartines de roquefort trempées dans du café sucré. Je vous assure que c’est délicieux.
Qui est votre modèle en cuisine ?
Joël Robuchon que j’admire profondément. C’est une locomotive jamais épuisée, jamais à court d’idées. On apprend énormément à ses côtés. Je pense également à Emile Jung (le chef du restaurant Le Crocodile, à Strasbourg, ndlr), mon oncle qui m’a fait découvrir ce métier et en particulier cet élément passionnant qui est la sensibilité au goût, les subtilités du goût.
Quelle est votre recette de vie ?
La tolérance, l’amour, le partage, l’ouverture aux autres. Ne jamais tomber dans la routine, se lancer toujours de nouveaux défis, vers de nouveaux horizons.
Vos adresses secrètes ?
Tous les petits fournisseurs de L’Atelier qui, chaque jour, avec passion et dévouement à leur terre, nous offrent le meilleur.
Propos recueillis par Orianne Nouailhac